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LA FORGE AU COEUR DU VILLAGE

En 1996, Robert et Renée Pasquier habitaient toujours à côté de la forge du Père Astruc, le père de Renée. La forge était restée en l’état où Georges Astruc l’avait laissée. Chaque année, les hirondelles rustiques retrouvaient leur nid grâce à la petite lucarne que Renée avait fait ouvrir. Elle se réjouissait de leur venue, annonce du printemps. Renée n’avait jamais voulu quitter cet endroit, témoin de son enfance. Avec son frère, ils chassaient les mouches autour des chevaux avec une sorte de martinet (l’aiguillette) ; ils se faisaient un peu prier pour avoir la pièce.
 
Une longue histoire…
 
Le recensement de 1792 indique qu’un maréchal est installé au bourg depuis six mois et qu’il habite au presbytère. Une cinquantaine d’années va s’écouler avant le recensement suivant en 1846. Michel BIGOT est alors maréchal avec deux compagnons. Il est né à Ruaudin en 1819 et a épousé en 1847, la fille du scieur de long, Carolyne Legeay, couturière. Le couple a eu quatre garçons. La succession a été assurée par un des fils, Jules puis le petit-fils Jules, recensé en 1906 avec sa femme, ouvrière en robes. La lignée des BIGOT s’est terminée en ce début de XXe siècle et a laissé la place à la lignée ASTRUC.
 
A la même période, un autre maréchal est recensé en 1846, Jean BLOT ; il a exercé sa profession pendant une quarantaine d’années et en 1886, âgé de 73ans, il est qualifié de journalier.
 
En 1901, Georges ASTRUC, père, âgé de 15ans, est ouvrier maréchal chez Bigot. En 1911, il est installé patron maréchal et est marié avec deux enfants (Georges dit Georget et Renée). Georget fait sa formation chez son père et passe une année à Nonant-le-Pin afin de se perfectionner. L’hippodrome des Hunaudières étant proche, ils étaient amenés à ferrer des chevaux de course. C’était particulier car les propriétaires de ces pur sang pesaient les fers. La forge Astruc a eu bien de la concurrence, dans les années 1930 avec Hippolyte PICOULEAU (installé là où se trouve la véranda des Blés d’Or) qui vendait en même temps des cuisinières et autres matériels. Mais il faisait trop facilement crédit aux paysans et il a rapidement fait faillite.
 
La forge Astruc était contigüe de l’atelier du Père LANGLAIS, le charron. Et ce n’était pas toujours la bonne entente ! En effet, le Père Langlais faisait des roues de charrettes et les cerclait ; au bout de quelques années, il fallait refaire ce cerclage usagé. Pas question que le maréchal fasse cette réparation ! Le charron avait fait un trou dans le mur mitoyen pour vérifier, quand il entendait le tintement de l’enclume, que le maréchal ne lui prenait pas son travail.
 
Près de la forge, c’était la menuiserie HAVOIS et aussi l’épicerie COUASNARD. Dans la cour intérieure, tout ce beau monde se retrouvait pour faire la fête.
La forge a maintenant totalement disparu, laissant la place provisoirement à un champ de coquelicots ; les hirondelles bien déroutées semblent être parties ailleurs chercher un abri. Une rue ou une place de la forge dans le futur aménagement du bourg pourrait rappeler cette vie de village animée par tous les artisans.
 
Janine et Gérard Chartier
 
(Archives communales : les recensements de 1846 à 1936, témoignage de Guy Astruc, article de presse du 28/08/1996)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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